Les secrets des Invalides
Ce dôme doré qui domine le paysage parisien, vous le connaissez bien. C'est celui de la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides. Mais au-delà de cette image, le site des Invalides abrite tout un pan de notre histoire, il comprend entre autres une autre église, un hôpital toujours en fonction, et aussi deux musées. Un lieu à (re)découvrir, alors qu'il fête ses 350 ans!

Le plan en quadrilatère des Invalides, on le doit à un jeune architecte, Libéral Bruant, 36 ans quand il s'attaque à sa construction, qu'il mènera de main de maître en seulement quelques années. La cour d'honneur, impressionnante, donne un aperçu de cette "ville dans la ville", dès l'entrée par la façade nord, décorée aux armes et à la gloire de Louis XIV. L'architecture classique des lieux, remarquable par sa sobriété, impressionne d'emblée. Le lieu est voué au recueillement et à la convalescence des soldats, inspire le respect et respire un certain calme.

La cathédrale et sa coupole monumentales sont les constructions les moins anciennes de l'hôtel : conçues par Jules-Hardouin Mansart dans un style flamboyant, il faudra bien plus longtemps pour les achever, et elles seront finalement peu fréquentées comparativement aux autres bâtiments et à l'église 

A l'origine de l'hôtel, il y a la volonté de Louis XIV : construire un ensemble de bâtiments sur le site sur la plaine de Grenelle, afin d'accueillir les vétérans blessés au combat  : c'est le rôle premier de l'hôtel des Invalides. D'ailleurs, aujourd'hui encore, on y soigne en permanence une centaine de soldats de tous âges, dans une partie non accessible au public, côté sud.

Mais l'hôtel abrite également un certain nombre d'objets et de secrets que nous vous invitions à découvrir avec nous!


Le caveau des gouverneurs

Habituellement fermé au public, ce caveau se trouve en-dessous de l'église, dans une crypte. Y sont inhumés les gouverneurs successifs des Invalides, mais aussi des généraux et des maréchaux de Bonaparte, ou encore le général Leclerc, qui fut l'un des libérateurs de Paris en 1944.

Le tombeau de Napoléon

Sous la coupole, dans une mise en scène théâtrale et impressionnante, se trouve le tombeau de Napoléon : il s'agit bel et bien d'un mausolée. Mais ce que l'on ne sait pas, c'est que Napoléon repose en réalité dans cinq cercueils imbriqués les uns dans les autres, selon une tradition de l'époque : l'un (le plus proche du corps) en fer blanc, puis en acajou, deux en plomb et enfin le dernier ébène noire, sur lequel son nom est gravé.

Des armures...pour enfants

L'hôtel abrite aussi un musée de l'Armée dans lequel on peut voir détonnantes petites armures... destinées à des enfants. Dans les familles nobles, les enfants devaient s'entraîner dès 6 ans. On peut entre autres y voir l'armure du roi Louis XIII, enfant. Mais aussi, non moins surprenante, l'armure destinée à François 1er, qui permet de découvrir qu'il mesurait.. 1m98!

Un canon ultra-moderne

L'hôtel des Invalides abrite un certain nombre d'armes, et permet de revisiter l'histoire militaire. Parmi ces armes, un canon à système de frein, le canon de 75mm, datant de 1897, premier canon à tir rapide de son époque.  Ces performances sont possibles grâce au frein hydraulique dont il est doté. L’action de ce frein hydraulique absorbe le recul du canon au moment du tir ; le tube coulisse d’1,20 m vers l’arrière, le long d’une glissière, puis revient exactement à sa position initiale : iil n'est pas nécessaire de le repositionner entre deux tirs. Ce canon sera en usage pendant près de 60 ans.




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