Le
9 janvier 2026,
Né en 1957 à Nantes, Philippe Cognée est une figure majeure de la peinture contemporaine française. Il se forme à l’École régionale des beaux-arts d’Angers, où il étudie de 1976 à 1982 avant d’y enseigner lui-même pendant plusieurs décennies. Cette formation académique solide s’accompagne très tôt d’une volonté de confronter la peinture aux images issues du réel et aux mutations du paysage contemporain.
Les sources d’inspiration de Cognée sont profondément ancrées dans le monde qui nous entoure : zones commerciales, supermarchés, parkings, autoroutes, paysages urbains ou périurbains, mais aussi vues aériennes issues de photographies ou de captures vidéo. Il travaille à partir d’images médiatisées — photographies personnelles, images de surveillance, Google Earth — qu’il transforme en matière picturale. Son œuvre interroge ainsi la standardisation des espaces, la disparition de l’individu et la manière dont la société contemporaine façonne notre regard.
Le message porté par Philippe Cognée n’est jamais frontalement narratif ou politique, mais il se dégage de son travail une réflexion sur l’effacement, la perte de repères et la violence sourde des environnements modernes. Les lieux qu’il peint sont souvent vides ou anonymes, comme figés après le passage de l’homme, suggérant une présence absente. La spécificité majeure de son travail réside dans sa technique emblématique de la cire chauffée. Cognée peint à l’encaustique, puis passe un fer chaud sur la surface, provoquant des coulures, des flous et des déformations.
Ce procédé altère l’image, la rend instable, presque fondante, et crée une tension entre figuration et abstraction. La peinture semble se dissoudre sous nos yeux, comme une mémoire qui se dégrade. Parmi ses œuvres phares, "Supermarché" (dont il existe plusieurs déclinaisons) illustre parfaitement cette démarche. La composition frontale montre un espace reconnaissable mais brouillé, où les rayonnages se transforment en masses colorées indistinctes. Le lieu, symbole de la consommation de masse, devient presque irréel. Le flou empêche toute lecture précise et oblige le spectateur à ressentir l’espace plutôt qu’à l’analyser. Cette œuvre condense l’essence du travail de Cognée : peindre le réel tout en le rendant instable, questionner notre rapport aux images et à un monde de plus en plus uniformisé.
Les sources d’inspiration de Cognée sont profondément ancrées dans le monde qui nous entoure : zones commerciales, supermarchés, parkings, autoroutes, paysages urbains ou périurbains, mais aussi vues aériennes issues de photographies ou de captures vidéo. Il travaille à partir d’images médiatisées — photographies personnelles, images de surveillance, Google Earth — qu’il transforme en matière picturale. Son œuvre interroge ainsi la standardisation des espaces, la disparition de l’individu et la manière dont la société contemporaine façonne notre regard.
Le message porté par Philippe Cognée n’est jamais frontalement narratif ou politique, mais il se dégage de son travail une réflexion sur l’effacement, la perte de repères et la violence sourde des environnements modernes. Les lieux qu’il peint sont souvent vides ou anonymes, comme figés après le passage de l’homme, suggérant une présence absente. La spécificité majeure de son travail réside dans sa technique emblématique de la cire chauffée. Cognée peint à l’encaustique, puis passe un fer chaud sur la surface, provoquant des coulures, des flous et des déformations.
Ce procédé altère l’image, la rend instable, presque fondante, et crée une tension entre figuration et abstraction. La peinture semble se dissoudre sous nos yeux, comme une mémoire qui se dégrade. Parmi ses œuvres phares, "Supermarché" (dont il existe plusieurs déclinaisons) illustre parfaitement cette démarche. La composition frontale montre un espace reconnaissable mais brouillé, où les rayonnages se transforment en masses colorées indistinctes. Le lieu, symbole de la consommation de masse, devient presque irréel. Le flou empêche toute lecture précise et oblige le spectateur à ressentir l’espace plutôt qu’à l’analyser. Cette œuvre condense l’essence du travail de Cognée : peindre le réel tout en le rendant instable, questionner notre rapport aux images et à un monde de plus en plus uniformisé.