Le
25 janvier 2026,
Née en 1981 à Pertuis, Claire Tabouret s’est imposée en une quinzaine d’années comme l’une des figures majeures de la peinture contemporaine française. Formée à l’École des beaux-arts de Paris, elle s’installe très tôt à Los Angeles, un déplacement décisif qui nourrit son rapport à l’histoire de l’art autant qu’à la culture visuelle contemporaine. Son œuvre, immédiatement reconnaissable, se concentre sur la figure humaine, et plus particulièrement sur l’enfance, l’adolescence et les corps féminins.
La peinture de Claire Tabouret se caractérise par des visages frontaux, souvent agrandis, aux regards fixes et troublants. Les couleurs sont sourdes ou saturées, les traits parfois volontairement maladroits, comme si l’image oscillait entre apparition et effacement. Elle travaille à partir de photographies trouvées ou personnelles, qu’elle transforme en figures presque intemporelles. Ses personnages semblent à la fois présents et lointains, pris dans une forme de suspension émotionnelle.
En 2023, Claire Tabouret est choisie, aux côtés de plusieurs artistes contemporains, pour concevoir un projet de vitraux destinés à la cathédrale Notre-Dame de Paris, dans le cadre de la restauration post-incendie. Cette commande publique, très commentée, vise à remplacer des vitraux du XIXᵉ siècle (ceux de Viollet-le-Duc) par une création contemporaine, suscitant un débat intense sur la place de l’art actuel dans un monument patrimonial majeur.
Le projet de Tabouret s’inscrit dans sa continuité artistique : une attention portée à la figure humaine, à la mémoire collective et au temps long. Même si ce projet a donné lieu à des discussions et des réévaluations institutionnelles, il marque une reconnaissance importante du travail de l’artiste.
Les peintures du projet sont exposées actuellement au Grand Palais, donnant la mesure de la maîtrise de l'artiste, aussi bien dans la composition, les couleurs et la symbolique que dans l'émotion et la spiritualité qui se dégagent de l'ensemble.
Chez Claire Tabouret, la peinture n’illustre pas : elle interroge. Son œuvre propose une manière sensible d’habiter l’histoire, non pas par la monumentalité, mais par la persistance des visages et des regards — ceux qui nous observent à travers le temps.
La peinture de Claire Tabouret se caractérise par des visages frontaux, souvent agrandis, aux regards fixes et troublants. Les couleurs sont sourdes ou saturées, les traits parfois volontairement maladroits, comme si l’image oscillait entre apparition et effacement. Elle travaille à partir de photographies trouvées ou personnelles, qu’elle transforme en figures presque intemporelles. Ses personnages semblent à la fois présents et lointains, pris dans une forme de suspension émotionnelle.
En 2023, Claire Tabouret est choisie, aux côtés de plusieurs artistes contemporains, pour concevoir un projet de vitraux destinés à la cathédrale Notre-Dame de Paris, dans le cadre de la restauration post-incendie. Cette commande publique, très commentée, vise à remplacer des vitraux du XIXᵉ siècle (ceux de Viollet-le-Duc) par une création contemporaine, suscitant un débat intense sur la place de l’art actuel dans un monument patrimonial majeur.
Le projet de Tabouret s’inscrit dans sa continuité artistique : une attention portée à la figure humaine, à la mémoire collective et au temps long. Même si ce projet a donné lieu à des discussions et des réévaluations institutionnelles, il marque une reconnaissance importante du travail de l’artiste.
Les peintures du projet sont exposées actuellement au Grand Palais, donnant la mesure de la maîtrise de l'artiste, aussi bien dans la composition, les couleurs et la symbolique que dans l'émotion et la spiritualité qui se dégagent de l'ensemble.
Chez Claire Tabouret, la peinture n’illustre pas : elle interroge. Son œuvre propose une manière sensible d’habiter l’histoire, non pas par la monumentalité, mais par la persistance des visages et des regards — ceux qui nous observent à travers le temps.