5 raisons de visiter le musée Bourdelle
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Pour l’intimité avec l’artiste et son travail

En entrant au musée Bourdelle, on découvre l’intimité de l’appartement d'Antoine Bourdelle où le sculpteur vécut et travailla, mais aussi l'extension moderne très épurée et baignée de lumière, due à l’architecte Christian de Portzamparc. En mai 1949, les héritières de l'artiste, Cléopâtre Bourdelle (1882-1972) sa femme, et Rhodia Dufet-Bourdelle (1911-2002) sa fille, font don à la Ville de Paris des ateliers, du terrain qui les entoure, et d'un ensemble de 900 sculptures, d'une centaine de peintures et d'environ 1 500 dessins.  

Pour le calme des lieux  

Dans le quartier vibrionnant de Montparnasse le musée est un véritable havre de paix, souvent calme, doté de deux jardins ornés de sculptures monumentales. Le premier donne sur la rue, le second est à l’abri, et permet au visiteur de rêver devant Le Centaure mourant (1911-1914) plongé dans un rêve. Plus loin, c’est la poétesse Sapho (1889-1925), sur son rocher de solitude, qui invite à la contemplation et au voyage vers les mythes grecs  

Pour la force qui se dégage de ses oeuvres  

Bourdelle puise son inspiration dans la mythologie et la Grèce antique, à travers ses héros et ses dieux : Tête d’Apollon (1898-1909), Pénélope (1905-1912), Centaure mourant (1911-1914), Sapho (1887-1925)… Il excelle à exalter la puissance des corps. Le poète et écrivain André Suarès dira à son propos : « Rien n’est plus beau que cette énergie du bâtisseur.»  

Pour déceler dans son oeuvre l’influence de Rodin

 De 1893 à 1909, Bourdelle fut le collaborateur d’Auguste Rodin en tant que praticien. Bien qu’il cherche dès la fin des années 90 à s’affranchir de l’influence de ce maître, Bourdelle continue à lui vouer une profonde admiration, et l’on observe aisément des points communs dans l’œuvre des deux hommes, qui partagent le goût de l’antique et u désir de transcrire l’énergie physique dans leurs œuvres.   Camille Claudel lui inspirera ces vers 1926 :   « Cette chair de cristal moite de vivre encore se désombrage aux yeux attesté du soleil […] Et le marbre émouvant des paupières mi-closes s’accomplit de rosée au long éclair obscur Dans le grand regard tiède où s’animent les roses ».   

Pour admirer son magnifique Heraklès Archer  

Pour sculpter cet Héraklès, Antoine Bourdelle demanda à son ami le commandant André Doyen-Parigot (1854-1916) de poser pour lui. En choisissant un sportif accompli, Bourdelle savait qu’il aurait un modèle idéal pour modeler le corps d’un athlète en plein effort. Seul le visage a été modifié, le modèle ne souhaitant pas être identifiable.


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