Le
21 mars 2026,
Née en 1917 dans une famille bourgeoise anglaise, Leonora Carrington s'impose très tôt comme une personnalité en rupture, refusant le destin tracé pour elle. C'est Max Ernst qui l'introduit dans le cercle surréaliste, lui présentant André Breton, Salvador Dalí ou encore Marcel Duchamp. Mais Carrington n'est pas là pour jouer les figurantes. Elle déclara d'ailleurs: « Je n'avais pas le temps d'être la muse de qui que ce soit — j'étais trop occupée à me rebeller contre ma famille et à apprendre à être une artiste. » Car les femmes, dans le mouvement surréaliste, étaient souvent reléguées au rôle de « muse » plutôt qu'à celui d'artiste.
La présence des femmes dans le mouvement surréaliste s'est fait plus difficilement reconnaître, avec pour principaux jalons des publications et colloques qui n'émergent vraiment qu'à partir de la fin des années 1970. Carrington, comme sa grande amie Remedios Varo, partage des thèmes communs autour de l'émigration, du féminisme et de la spiritualité.
Son œuvre est traversée par une poursuite du secret, voire de l'hermétique fondée sur des images de la vie quotidienne. Sa technique, héritée des maîtres du Quattrocento étudiés à Florence, lui permet une finesse de détail et une luminosité particulière qu'elle réinterprète dans un contexte onirique et subversif.
Son chef-d'œuvre, Les Distractions de Dagobert (1945), concentre tout ce qui la rend unique. Véritable symphonie surréaliste, il s'inspire de l'imagerie celtique médiévale de son enfance et de la mythologie maya de sa patrie d'adoption, ainsi que des visions oniriques évoquées lors de son séjour en asile psychiatrique. Des figures biomorphiques tourbillonnent dans les quatre éléments, des visages apparaissent à l'intérieur des visages, et les échos du Jardin des délices de Bosch se répercutent dans toute l'œuvre. Au Mexique où elle est morte en 2011, à 95 ans, elle est une figure reconnue, à l'égal de sa contemporaine Frida Kahlo. En Europe, elle fut malheureusement un peu oubliée, surtout en France. Une injustice que l'histoire de l'art commence seulement à réparer.
La présence des femmes dans le mouvement surréaliste s'est fait plus difficilement reconnaître, avec pour principaux jalons des publications et colloques qui n'émergent vraiment qu'à partir de la fin des années 1970. Carrington, comme sa grande amie Remedios Varo, partage des thèmes communs autour de l'émigration, du féminisme et de la spiritualité.
Son œuvre est traversée par une poursuite du secret, voire de l'hermétique fondée sur des images de la vie quotidienne. Sa technique, héritée des maîtres du Quattrocento étudiés à Florence, lui permet une finesse de détail et une luminosité particulière qu'elle réinterprète dans un contexte onirique et subversif.
Son chef-d'œuvre, Les Distractions de Dagobert (1945), concentre tout ce qui la rend unique. Véritable symphonie surréaliste, il s'inspire de l'imagerie celtique médiévale de son enfance et de la mythologie maya de sa patrie d'adoption, ainsi que des visions oniriques évoquées lors de son séjour en asile psychiatrique. Des figures biomorphiques tourbillonnent dans les quatre éléments, des visages apparaissent à l'intérieur des visages, et les échos du Jardin des délices de Bosch se répercutent dans toute l'œuvre. Au Mexique où elle est morte en 2011, à 95 ans, elle est une figure reconnue, à l'égal de sa contemporaine Frida Kahlo. En Europe, elle fut malheureusement un peu oubliée, surtout en France. Une injustice que l'histoire de l'art commence seulement à réparer.