Quand la collection agnès b. dialogue avec l'histoire
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Du 18 octobre 2016 au 8 janvier 2017, la collection agnès b. investit le Musée national de l’histoire de l’immigration pour un dialogue inédit avec les œuvres contemporaines du musée. C’est la première fois qu’agnès b., créatrice de mode et galeriste, choisit de montrer à Paris une sélection d’œuvres — photographies, installations, peintures, vidéos — issue de l’extraordinaire collection d’art contemporain qu’elle a constituée au fil des années.
L’occasion de constater son flair légendaire et l’acuité de ses choix, mais aussi de plonger dans un panorama extraordinaire de l’art contemporain, des années 1970 à nos jours.  

Le visiteur découvre au fil du parcours proposé – un parcours aéré, qui permet de profiter de chaque élément - une centaine d’œuvres, autour de 11 thématiques assez générales comme l’enfance, l’amour, l’écriture ou encore l’identité. Les œuvres de Claude Lévêque, Henri Cartier-Bresson ou John Giorno côtoient celles de Mona Hatoum, Kader Attia et Chéri Samba, et ouvrent une fenêtre sur les histoires de celles et ceux qui sont venus d’ailleurs.  

Le Musée national de l’histoire de l’immigration, dans son exposition permanente, explore déjà les questions universelles liées à l’exil : partir, arriver, reconstruire une vie, une intimité, travailler…Les œuvres de la collection agnès b. viennent compléter utilement ces histoires. Le détour par l’imaginaire des artistes permet de se rapprocher de ces hommes, ces femmes, ces enfants qui cherchent une vie meilleure, et l’on ne peut s’empêcher de penser que l’histoire se répète aujourd’hui, avec les migrants qui risquent leur vie pour venir en Europe et se battent pour préserver leur dignité.

Parmi les œuvres les plus bouleversantes de l’exposition, notons la photo célèbre d’Henri Cartier-Bresson (qui sert judicieusement d’affiche à l’exposition), où l’on voit un couple de jeunes gens enlacés et endormis, visiblement exténués, dans un train en route pour Dieu sait où. La force de cette image fait immanquablement penser au cliché tout récent, en noir et blanc, d’István Zsíros, un photographe hongrois, prise le 30 août dernier dans la gare de Keleti, à Budapest, qui représente un couple de réfugiés syriens qui s’embrassent sous leur tente de fortune. L’amour, comme l’art, restent de formidables vecteurs d’espoir.    


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