Une visite guidée avec Mon Beau Paris
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Julien a créé Mon beau Paris avec l’idée de partager sa passion pour l’histoire et l’histoire de l’art. Aujourd’hui, il fait profiter à des dizaines de visiteurs de l’expertise des guides conférenciers de son équipe. Nous avons testé la visite de la Nouvelle Athènes, dans le 9è arrondissement de Paris : une balade de 2 heures passionnante. On vous raconte !

C’est par un samedi de mars glacial mais ensoleillé que nous retrouvons un petit groupe (une dizaine de personnes) prêt à en découdre avec le quartier de la Nouvelle Athènes, sous la houlette de Clémentine. Tout commence par l’église Notre-Dame de Lorette : on apprendra d’où vient ce mystérieux terme de « lorette », et qu’il était aussi le surnom des prostituées du quartier. Avant les constructions du 19è siècle, seuls des vergers s’étendaient sur ce quartier qui n’en était pas un, nommé alors « les pentes de Saint-Georges », avec une unique auberge pour concentrer la vie sociale alentour.

De nouvelles constructions abordables, dans un style antiquisant (d’où ce nom de «  nouvelle Athènes ») a permis à deux populations fort différentes de se côtoyer dans une ambiance festive : les romantiques (Georges Sand , Victor Hugo, Delacroix et Chopin en tête) et les prostituées. On imagine alors cette ambiance agitée et follement vivante, entre tavernes, maisons de tolérance et concerts classiques…Le quartier est si calme aujourd’hui, c’est étonnant !

Depuis les hôtels particuliers et leurs façades aux éléments de décor caractéristiques aux fontaines Wallace, en passant par les places et de petites cours cachées qui ont abrité des bals mythiques, Clémentine n’oublie aucun détail et nous permet de plonger dans une autre époque, de « voir » derrière les façades, et de comprendre l’histoire qui s’est jouée ici. Elle n’hésite pas à illustrer son propos par des images enregistrées sur sa tablette : là, une jeune femme déguisée pour le carnaval, une « débardeuse », en évoquant le dessinateur Gavary ; ici, une caricature d’Honoré Daumier, en montrant l’hôtel particulier habité par Thiers ; ou encore une peinture d’Harry Schaeffer, le commanditaire de la maison qui allait devenir le musée de la Vie romantique, peintre célèbre en son temps et tombé dans l’oubli. On retient aussi la petite pause devant la boutique du Père Tanguy (aujourd’hui une galerie d’art), qui fut le lieu où s’approvisionnèrent tous les impressionnistes débutants. Une visite très instructive, vivante, bien rythmée, qui donne vraiment matière à rêver : que demande le peuple ?

Merci Clémentine et merci Julien pour cette visite très complète, car nous avons appris mille choses, et nous verrons désormais ce quartier d’un œil neuf, avec une curiosité augmentée !

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